Académie Shito-Ryu Shitokaï Marseille

Fil de navigation

 

Kanryô Higaonna est né à Naha en 1852 dans une famille travaillant dans le commerce et le transport du bois de chauffage.
Il aurait été initié au karaté par un habitant de Kumé appelé le Vieux Maître de Dôrû.

A 17 ans, il commençe à étudier l'art du combat sous la direction de Seshô Arakaki (1840-1920), un chinois de Kumé, client de son père.
Celui-ci devant retourner à Pékin, il le recommande à un de ses collègues de Kumé: D. Kugusuku.

En 1872, K. Higaonna part pour la Chine avec de quoi y vivre un an. Il y restera 15 ans pendant lesquels il suit l'enseignement de l'école Liu-qia-quan, l'une des 5 grandes écoles du Shaolin-quan du sud de la Chine.
Au début, l'entraînement ne consiste seulement qu'en des déplacements de pieds et des exercices de respiration, durant 4 à 5 heures par jour. Il réussit à supporter ces entraînements monotones et au bout de quelques temps, il commence à apprendre différents katas: Sanchin, Sêenchin, Shisôchin.

L'entraînement est si dur, qu'il lui arrive de ne plus pouvoir se relever à la fin. Au bout d'une dizaine d'années, il reçoit la qualification de maître de cette école.


Il rentre à Okinawa en 1887 et gagne sa vie comme négociant. En 1890, il ouvre un dojô à Naha. Au début, ses élèves sont peu nombreux. C'est après 1900 que son école commence à attirer l'attention. L'un de ses élèves les plus brillants sera Chôjun Miyagi qui introduira Kenwa Mabuni dans le dojô de K. Higaonna.


 

Ankô Itosu voit le jour en 1830 dans une famille de fonctionnaires.

Il reçoit, en Karaté, une première formation qui reste mal connue, mais c'est vers l'âge de 30 ans qu'il devient élève de Sôkon Matsumura.
Ankô Itosu mesure à peine 1,55 m, mais sa musculature témoigne de l'intensité de son entrainement. D'après les témoignages de l'époque, son thorax, large et épais, ressemble à un tonneau renforcé. Il remplace souvent son makiwara par un mur de pierre...

Jusqu'en 1885, c'est à dire jusqu'à ses 55 ans, Ankô Itosu travaille comme secrétaire dans un bureau attaché à la préfecture. Ce n'est qu'en retraite qu'il commençe à enseigner le Karaté dans le jardin attenant à sa maison.
Ankô Itosu est à l'origine du développement du Karaté comme éducation physique dans le milieu scolaire. C'est lui qui élabore les 5 katas Pinan. En 1908, il écrit un texte où sont exposées des instructions aux enseignants et aux adeptes de Karaté.
Ankô Itosu est l'un des principaux pères du karaté moderne. Il est, on l'a vu, à l'origine de plusieurs réformes dans la pratique du karaté.

D'autre part, sa qualité de professeur de Gichin Funakoshi (fondateur du style Shotokan) et de Kenwa Mabuni lui confère une place au sommet dans l'histoire du karaté.

Le karatéka doit adopter un comportement juste, honorable et loyal vis-à-vis de son adversaire comme de lui-même. La voie martiale doit permettre de vaincre les peurs, les angoisses et les préjugés, de s'ouvrir aux autres. L'adversaire n'est pas face au pratiquant mais en lui.

Dans la tradition du Budo 9 vertus doivent guider le karatéka :

* Meiyo : L'honneur. Suivre un code moral et avoir un idéal de manière à se comporter dignement et respectablement.
* Chujitsu : La fidélité. Devoir et nécessité incontournables de tenir ses promesses et de remplir ses engagements.
* Makoto : La sincérité. Qualité de celui qui ne déguise ni ses sentiments ni ses pensées, qui sait être authentique.
* Yûki : Le courage. Force d'âme qui fait braver le danger et la souffrance. La bravoure, l'ardeur et la volonté sont les supports de ce courage.
* Shinsetsu : La bonté. C'est une des marques du courage. Elle dénote une haute humanité et nous pousse à être respectueux de la vie.
* Kyoken : L'humilité. Savoir être modeste, exempt d'orgueil et de vanité.
* Tadashi : La droiture. Suivre la ligne du devoir et ne jamais s'en écarter. Elle nous permet de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et raisonnable
* Sonchoo : Le respect. Savoir traiter les personnes et les choses avec déférence. C'est le premier devoir d'un budoka.
* Seigyo : Le contrôle de soi. Qualité essentielle elle conditionne l'efficacité. Le code d'honneur et la morale traditionnelle enseignée par le Karaté do sont basés sur l'acquisition de cette maîtrise.

Paysage d'Okinawa
Paysage d'Okinawa
>>>> Un art secret issu de la noblesse

Le Karaté est issu d'une petite île située près du Japon : Okinawa.
Okinawa, la plus grande île de l'archipel des Ryu Kyu, se trouve à environ 200 km au sud-ouest du Japon, entre la mer de Chine orientale et l'océan Pacifique nord. Elle possède une superficie totale de 2 255 km2. Le climat de l'île est chaud et humide, et les typhons sont fréquents en été.

Beaucoup pensent que le développement du Karaté dans cette petite île est dû à l'interdiction faîte aux paysans de porter des armes. Il semble que ce ne soit qu'en partie exact.
En effet, même si dès le XVème siècle, le roi de Ryu Kyu interdit bien le port des armes pour les nobles, les connaissances historiques sont trop peu nombreuses pour pouvoir réellement associer le Karaté à cette interdiction.


Une chose est sûre, les nombreux contacts entre la Chine et Okinawa ont permis le passage de techniques de combat à mains nues. Les premiers à en profiter furent les nobles et non pas, comme on l'imagine, des paysans désarmés et opprimés.


Au XVIIème siècle, les seigneurs japonais de Satsuma envahissent l'île et continuent à interdire le port d'armes.
Dès cette époque, on retrouve les traces d'un art de combat pratiqué secrètement par le milieu fermé des nobles où il était considéré comme une marque de privilège et une forme de résistance à la domination de Satsuma.

 

>>>> L'apport des arts de combat chinois

Sous-catégories